Il y avait cette évasion programmée, dûment planifiée. C’était
sans compter la redoutable échéance de fin de trimestre : la remise des
bulletins et les inévitables échanges avec des profs éreintés par l’agitation
permanente qui s’empare de vikings. Et c’est mon tour. J’aurais pu esquiver, et envoyer le père des enfants, déjà lourdement chargé _ rappelons qu’il a choisi
d’avoir une équipe de basket à la maison. Mais je suis une femme de devoir
quand il s’agit de ma progéniture.
J’y suis allée, entendre que mes rejetons sont de purs
délices intellectuels et éducatifs et une vaste faillite en termes de
discipline. Soit. Le fait que je me tortille sur ma chaise n’a rien à faire
avec les propos des profs.
Je suis une femme de devoir, mais après, j’ai
rendez-vous avec des câlins.
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