Aujourd’hui,
quand votre turbulente présence déserte les lieux, je pousse parfois un ouf de
soulagement et j’envisage avec gravité l'étable qui me sert de demeure le chantier de tâches domestiques. Toute
la semaine que je vous consacre, je cours et je vole, je change de rôle le
matin et le soir. L’autre semaine est désormais à moi et vous me manquez moins.
On s’habitue à tout.
Et quel
bonheur au long des semaines de vous entraîner dans mes pérégrinations, de vous
faire découvrir ce que j’aime ou ce qui vous intéresse, de vous transmettre les
rues de Paris, les pizzas aux tomates fraîches, les primevères décapitées par
un ballon, la statue d’un empereur, le tableau d’un sacre, l’herbe mouillée d’un
parc, et plus loin, la silhouette du Colisée, les jardins de Grenade…
Nous avons
encore bien des merveilles à partager, bien des rires à faire éclater. A mi-temps
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