Tu m’as passé
tes disques, pour que je les prenne en mémoire et que je les déguste plus tard,
au calme.
Je suis allée
à un concert et je te l’ai raconté avec enthousiasme, cela t’a donné envie d’y
aller.
Je vous abreuve
des rythmes et des paroles qui m’accompagnent et vous ingurgitez la culture
bordélique d’une mère avec appétit.
J’ai partagé
avec toi ces chansons qui mettaient fin à une histoire condamnée d’avance, tu m’as
dit que l’une était belle, que les autres étaient de mauvais goût. Je suis
assez d’accord avec toi.
Vous m’avez
offert les sons imprégnés de révolte d’un pays où chanter est surtout un acte
militant, où on va en prison pour cela. Je clique encore sur leurs clips pour
qu’on ne les oublie pas.
J’ai posé sur
une mémoire les musiques que j’écoute. Je ne sais pas si elles t’ont enchanté.
Tu m’as
offert de belles voix, des musiques d’ailleurs, des envoûtements pour mes
soirées.
Je vous ai
écrit en chansons, magie des liens hypertextes, je vous ai surpris et je vous
ai fait rire.
Nous avons
fait silence autour des arabesques de la clarinette, suspendu notre souffle et
nos oreilles à la reprise de l’orchestre.
Je me suis
laissée transporter par l’hymne auquel un jeune garçon prête une voix trop
parfaite, une grâce qui va étreindre le chœur.
Nous avons
emmêlé nos mots autour d’un air, et nous avons vu une demoiselle prendre son
vol.
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