« O
Dieu, Dieu, Tu es et cependant Tu acceptes que cette douleur existe. Quel mal T’a
fait ce vieil abandonné pour que Tu le châties si injustement ? Que T’avons-nous
fait pour que Tu sois aussi dur avec nous ? De quel droit nous frapper
ainsi dans nos pauvres années de vie ? A genous devant Ton étincellement,
je crie contre Toi et je demande justice pour mes frères de la terre. Nous
sommes si malheureux. Je porte leur malheur. S’il se passe trop de temps sans
que Tu écoutes, je me lèverai et je contesterai avec Toi. Car si Tu es Dieu, je
suis homme. »
Albert Cohen,
Solal
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire