4 avril 2013

« O Dieu, Dieu, Tu es et cependant Tu acceptes que cette douleur existe. Quel mal T’a fait ce vieil abandonné pour que Tu le châties si injustement ? Que T’avons-nous fait pour que Tu sois aussi dur avec nous ? De quel droit nous frapper ainsi dans nos pauvres années de vie ? A genous devant Ton étincellement, je crie contre Toi et je demande justice pour mes frères de la terre. Nous sommes si malheureux. Je porte leur malheur. S’il se passe trop de temps sans que Tu écoutes, je me lèverai et je contesterai avec Toi. Car si Tu es Dieu, je suis homme. »

Albert Cohen, Solal

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