21 novembre 2013

Ma douce

Ma douce,

Je sais que tu n’aimeras pas ce billet, mais je prends le risque de tes reproches.
Moi, je n’aime pas les nouvelles que tu me donnes.

Tes cartes sont pourries, remets-les dans le jeu, et prends-en d’autres.

Cette tasse de café donne un marc trop obscur. Jette tout ça, on va en refaire.

Place tes poings fermés entre mes paumes glacées, je vais les serrer et les lignes de tes mains seront plus longues.

Ne te résigne pas trop vite, tu as une armée de barbares derrière toi. Des trolls et des vikings, ça ravage les vilaines bêtes.

Je serai là où tu as besoin de moi, je serai là comme tu veux, comme tu le sens, vaillant officier de ta vilaine guerre.

Je travaillerai à mon grand œuvre, ce roman commencé que tu n’as pas encore lu, et tu me donneras les meilleurs conseils du monde. Je n’ai pas prévu de le terminer avant trente ans.

Je tiendrai la boutique le blog. Tu y mettras les musiques que tu souhaites.

Mon frère, de ses tempêtes du siècle en Mer du Nord, te dirait que les crustacés, on les bouffe. Avec de la mayonnaise.


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