23 août 2013

Un petit goût de paradis

Le chemin grimpe vers le ciel, forcément. Les vikings courent parfois devant, et parfois s’attardent dans l’ombre d’un porche.



Ils parcourent les petites rues pavées, s’arrêtent devant la chocolaterie, exigent une visite et une sucette. Le n°3 m’accompagne dans une boutique de babioles et choisit d’autorité la quincaillerie que j’accroche à mes oreilles.

A la terrasse suspendue sur un vaste paysage, ils transforment leurs serviettes en lotus sacrés, et leur mère en herbivore _ je te donne ma salade, tu me donnes ta charcuterie.

Repus de merveilles, ils s’abandonnent à la fraîcheur du bassin, dans l’odeur sucrée d’un figuier, au jardin des Paradis.

Nous étions à Cordes-sur-ciel, et ce village mérite son nom.

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