Le chemin
grimpe vers le ciel, forcément. Les vikings courent parfois devant, et parfois
s’attardent dans l’ombre d’un porche.
Ils parcourent les petites rues pavées, s’arrêtent
devant la chocolaterie, exigent une visite et une sucette. Le n°3 m’accompagne
dans une boutique de babioles et choisit d’autorité la quincaillerie que j’accroche
à mes oreilles.
A la terrasse
suspendue sur un vaste paysage, ils transforment leurs serviettes en lotus
sacrés, et leur mère en herbivore _ je te donne ma salade, tu me donnes ta
charcuterie.
Repus de merveilles, ils s’abandonnent à la fraîcheur du bassin, dans l’odeur sucrée d’un figuier, au jardin des Paradis.
Nous étions à Cordes-sur-ciel, et ce village mérite son nom.
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