27 août 2013

La dame de fer

Je me rends, quasiment penaude, au rendez-vous qu’on m’a donné. Cette fois, pas de faute de goût, j’ai mis un vieux jean et des chaussures en toile. La femme qui m’accueille gentiment tapote sur son clavier, puis ouvre la réserve et en sort un carton, dont je sais par expérience qu’il est lourd. Elle le pose sur mon caddie en faisant remarquer que j’aurais pu choisir un modèle plus pratique. J’y ai pensé en entrant, mais ce monstre d’acier me paraissait disproportionné. Elle prend les accessoires que j’ai rapportés, les range, puis m’accompagne vers les caisses. En longeant les rayons, elle m’annonce qu’elle va contacter le prestataire et refuser de régler sa facture absurde. Sa voix est ferme, je la remercie pour ma part du geste commercial (c’est comme ça qu’on dit, non ?)

Je la regarde. Je suis un peu perdue dans ce magasin envahi de bricoleurs, un dimanche. Je ne fréquente pas les magasins le dimanche, c’est le jour de repos de ma carte bleue. Cette femme est sûre d’elle, elle va obtenir ce qu’elle veut. Et moi qui négocie toute la semaine d’autres enjeux (mais sont-ils plus importants ?) moi qui ai affaire à des esprits plus madrés, plus retors, je suis contente qu’elle ait pris mon affaire en main. Je n’espérais pas une solution aussi avantageuse.


J’ai une débroussailleuse toute neuve ! A moi l’éden la lutte contre les ronces !

PS : j'éradique les ronces, pas les orties, sinon, il manque un ingrédient à la soupe.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire