Tu as peur de
te racornir dans ta vie actuelle, mais moi je reconnais toujours tes élans, tes
passions, tes envies de plus, d’ailleurs, de mieux, ta projection affectueuse
vers les gens que tu aimes et ceux que tu apprécies. Ta générosité est intacte,
et tu l’éprouves tous les jours. En tous cas, elle me parvient toujours. Nous
ne nous voyons pas assez souvent, et mes pensées ne se tournent sans doute pas
assez souvent vers toi. Nous avons eu nos ordalies, nous en connaitrons encore.
Nous nous sommes assagies et dissipées, mais moi je sens toujours le souffle de
cette amitié timide qui se noua à coups de ti-punch, de cendriers qui débordent
et de café froid, dans cette frugalité qui nous appris la vraie valeur des
sentiments et des salades de fin de marché, du soleil perçant malgré le vent
violent.
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