Au milieu dela nuit, une silhouette s’est plantée près du lit. « Est-ce que je peux
venir ? » Un grognement, je repousse la couette et tu te glisses dans
le lit, encore tremblant de ton cauchemar. Tu vas coller tes pieds glacés
contre mes jambes et replonger dans le sommeil. Pauvre chéri, je ne sais pas
combien de temps tu as passé à côté de moi en essayant de me réveiller pour
quémander l’autorisation de me rejoindre, mais ta mère dort comme une bûche.
Au petit
matin, ton odeur de pain chaud et tes cheveux roux quitteront l’oreiller, pendant
que j’entame ma grasse matinée alors que le réveil assassine
mes songes. Des terreurs de la nuit, il ne restera rien. Et je n’ai pas hâte de
connaitre le temps où tu n’auras plus de cauchemars, où tu ne chercheras plus
le réconfort près de moi.
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