15 avril 2013

Noctambule

Au milieu dela nuit, une silhouette s’est plantée près du lit. « Est-ce que je peux venir ? » Un grognement, je repousse la couette et tu te glisses dans le lit, encore tremblant de ton cauchemar. Tu vas coller tes pieds glacés contre mes jambes et replonger dans le sommeil. Pauvre chéri, je ne sais pas combien de temps tu as passé à côté de moi en essayant de me réveiller pour quémander l’autorisation de me rejoindre, mais ta mère dort comme une bûche.

Au petit matin, ton odeur de pain chaud et tes cheveux roux quitteront l’oreiller, pendant que j’entame ma grasse matinée alors que le réveil assassine mes songes. Des terreurs de la nuit, il ne restera rien. Et je n’ai pas hâte de connaitre le temps où tu n’auras plus de cauchemars, où tu ne chercheras plus le réconfort près de moi.

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