Je ne vous
oublierai jamais. Aussi longtemps que Dieu me prêtera vie (merci mon Dieu de me
laisser le cancer en sourdine), je reverrai avec une diabolique précision d’entomologiste
la misérable configuration boursouflée de votre sale gueule de turfiste mou, la
balourdise chafouine de votre regard borné, et la vulgarité indicible de vos
traits grotesques, encadrés derrière votre pare-brise avec des grâces de tête
de veau guettant la sauce ravigote à la vitrine du tripier bovin. »
Pierre Desproges, Vivons heureux en attendant la mort
Pierre Desproges, Vivons heureux en attendant la mort
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