14 mars 2013

« Monsieur le chauffeur du taxi 790 BRR 75

Je ne vous oublierai jamais. Aussi longtemps que Dieu me prêtera vie (merci mon Dieu de me laisser le cancer en sourdine), je reverrai avec une diabolique précision d’entomologiste la misérable configuration boursouflée de votre sale gueule de turfiste mou, la balourdise chafouine de votre regard borné, et la vulgarité indicible de vos traits grotesques, encadrés derrière votre pare-brise avec des grâces de tête de veau guettant la sauce ravigote à la vitrine du tripier bovin. »

Pierre Desproges, Vivons heureux en attendant la mort

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire