Et plus je réfléchis à tout ça, plus je me fais l’effet
d’une bûche. J’ai trop lu de contes de fées, je sais que le bonheur parfait
n’existe pas, et que Cendrillon meurt d’une overdose à la fin. Et puis le
Prince Charmant ne peut pas m’enlever, ça va faire 25 ans que j’ai mon permis.
Une bûche.
Egoïste, la bûche.
En plus.
Pourtant, j’échange avec d'autres humains et maintenant
que ma vie pas sage devient plus régulière, je goûte de bien connaitre ceux qui
partagent mes draps. Il y a de la tendresse, de la complicité, de la confiance.
Parfois, j’aimerais croiser quelqu’un qui m’éblouisse et qui me manque un peu.
Sans overdose à la fin.
Ma
petite bûche de noël, tu dois conserver ton rang, ton problème n'est pas l'égoïsme
mais l'infini discernement. Il ne me semble pas que rien ne te touche, et tu
voudrais un jour être un peu attachée, et tu le seras, comme tout le monde,
mais nous avons trop appris à décoder les schémas sociaux pour être épatées par
ceux qui nous voudront un jour ou l'autre, gestionnaires de leur quotidien,
bonnes mères, et sages épouses (oui, je vais déjà mieux).
Attachée, c’est une option que je veux bien envisager.
Mais ce ne sera pas avec un anneau.
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