28 février 2013

Petit bain

Moi qui n’ai d’yeux que pour les vikings que j’emmène barboter, en particulier celui qui nage comme un petit chien, j’ai croisé ton regard. Tu n’as pas beaucoup changé en deux ans, n’était le poupon que tu tiens dans les bras dans le petit bain. En mère approximative, et fière de l’être, uniquement absorbée de sa maternité dont les conséquences se poursuivent à l’autre bout du bassin, là où ils n’ont pas pied, je t’ai félicité en silence de cette paternité qu’on ne t’a pas volée, cette fois. J’ai espéré que ta princesse trop lointaine parvienne à s’attacher à ce petit frère.

Je n’ai pas vu à tes côtés l’autre auteure des jours de ce joli bébé.
Mais pourquoi m’as-tu regardée comme ça ? On aurait dit une bête traquée, égarée, prise au piège.

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