Moi qui n’ai d’yeux que pour les vikings que j’emmène
barboter, en particulier celui qui nage comme un petit chien, j’ai croisé ton
regard. Tu n’as pas beaucoup changé en deux ans, n’était le poupon que tu tiens
dans les bras dans le petit bain. En mère approximative, et fière de l’être,
uniquement absorbée de sa maternité dont les conséquences se poursuivent à l’autre
bout du bassin, là où ils n’ont pas pied, je t’ai félicité en silence de cette
paternité qu’on ne t’a pas volée, cette fois. J’ai espéré que ta princesse trop
lointaine parvienne à s’attacher à ce petit frère.
Je n’ai pas vu à tes côtés l’autre auteure des jours de
ce joli bébé.
Mais pourquoi m’as-tu regardée comme ça ? On aurait
dit une bête traquée, égarée, prise au piège.
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