20 décembre 2013

Sine quoi ? Non

Toute la soirée, ma main a effleuré ta joue. Toute la soirée, mes doigts se sont promenés sur des méplats que j’ai connus plus glabres. En pensée, j’ai pris tes lunettes pour me faire un chemin sur tes traits nus.

J’ai sombré dans ton regard, je me suis naufragée dans tes bras, je me suis coulée dans ta voix, engloutie dans ton sourire, un tout petit sourire. Et je me suis raccrochée à ton épaule, à tes lèvres.

Je t’ai quitté en fonçant à tombeau ouvert dans ces bois noyés d’hiver, semant les âpres papillons qui dansent dans mon ventre et dans mes reins.

A tes conditions, Sine qua non, à tes conditions, je me rends. Sans condition.

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