J’ai toujours
considéré comme une chance le fait d’habiter un endroit suffisamment tranquille
pour laisser les enfants circuler en autonomie. Donc cet après-midi, les voilà
partis pour le parc de la mairie avec les copains, des plots et un ballon de
foot. La piste cyclable est en zone protégée, à
l’écart des voitures.
Mais ils sont
rentrés au bout d’un quart d’heure.
Un de leurs
amis s’est fait rouer de coups par une espèce de petite frappe. En quelques
secondes, pas même le temps d’intervenir.
Je les ai
fait parler. Ils ont
conscience du caractère arbitraire de l’agression. Ils ont plutôt gardé leur
calme, même s’ils sont choqués.
Nous avons
aussi parlé de l’attitude à adopter. Je ne veux pas leur interdire de sortir
avec leurs copains. Si l’agresseur les tient à la maison, couvés par leur mère, alors il aura gagné.
Le copain va
bien, il n’a que quelques bleus, et une sérieuse humiliation. Demain
après-midi, ils retourneront faire un foot.
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