4 octobre 2013

Un dimanche à la campagne


Version viking
Dans la voiture, maman s’est disputée avec son pote.
Le restau était sympa, mais les desserts un peu petits.
Nous n’avons pas eu le droit d’escalader les remparts. A la place, nous avons visité des caves.
Il faisait froid et humide, mais c’était pas mal.
Dans l’église, il y avait une sorte d’animation locale.
Nous avons joué à la console sur la route du retour, à l’aller, maman ne voulait pas.

Version maternelle
Nous sommes allés à Provins. Dans la voiture, quelques échanges passionnés autour de l’ouverture des magasins le dimanche. Je me suis faite traiter de gauchiste, et je dois dire que mon argument : « le dimanche est le jour du Seigneur, ce n’est pas le moment de faire ses courses » est un peu décalé. Néanmoins, je maintiens qu’on ne devrait pas sortir sa carte bleue ce jour-là.
Un petit restaurant, tenu par deux sœurs affairées, a accueilli nos appétits. C’était simple et bien situé. A table, le disciple d’Imhotep et moi tentons d’expliquer que les départements n’ont pas d’identité culturelle, les révolutionnaires qui les ont créés voulaient faire table rase du passé.
Le plus intéressant, c’est la visite des souterrains. C’est à eux que Provins doit son classement au patrimoine mondial de l’humanité. Un réseau de galeries et de salles basses témoignent de temps prospères où les foires attiraient d’aventureux marchands de tous les coins du monde connu. 
L’église Saint-Quiriace accueillait les vêpres à l’heure du goûter.
Nous avons quitté la cité médiévale au bon moment, juste avant les averses du soir.

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