Ce simple mot
me suffit. N’en ajoute pas d’autre. Je t’ai rendu service, et par ce mot, tu le
reconnais. Et même si tu ne l’avais pas dit, je n’en serais pas moins libre. Je
n’ai pas agi par bonne conscience, par générosité, par bonté d’âme. J’ai agi
parce que c’était pertinent, parce que cela faisait avancer quelque chose pour
toi, parce que tu en avais besoin et parce que je pouvais le faire.
Ne te répands
pas en salamalecs, cela me gêne. Je n’attends pas non plus que tu me rendes
service, à moi, à ton tour. Mais si tu peux aider quelqu’un, un jour, que cela
te parait pertinent, que cette personne en a besoin et que tu peux le faire,
fais-le.
« Merci. »
Ce simple mot
me suffit. Et si ma pièce dans ce gobelet sale lève un peu de la tension que je
perçois dans tes yeux, n’ajoute rien. Je me fiche de savoir si tu vas la manger
ou la boire, ma pièce, un bout de sourire me rassure. Je ne te l’ai pas donnée
par générosité ou par bonté d’âme, peut-être par bonne conscience, ou
simplement parce qu’elle était dans ma poche, que j’en ai d’autres et que toi
tu en as besoin. Je ne te financerai pas
chaque fois que je passe devant toi, mais si tu peux me regarder quand même,
nous serons plus libres tous les deux.
« Merci. »
Je l’attendais,
ce mot que tu as oublié de prononcer, quand je suis revenue avec ton frère d’une
expédition pour aller chercher ton téléphone oublié dans un cinéma. Ce
portable que tu ignorais avoir perdu. Je t’apprendrai à remercier, c’est la
moindre des choses, tu sais, et c’est tellement important. Pour que tu sois
libre, pour que les autres continuent à exister dans ton univers.
Et merci à vous pour ce beau texte, parce qu'il est si juste, que l'on n'a rien d'autre à ajouter, mais partir sans dire merci serait une trop grosse prise de risque.
RépondreSupprimerLe risque que vous pensiez que personne ne vous lit, et que vous ne partagiez plus vos réflexions enrichissantes.