9 mars 2013

« Baiser, cette soudure de deux tubes digestifs. Les seins, ces deux petites bourses toujours molles et tombantes, quoi qu’en disent vos romanciers. Je voudrais bien savoir qui je suis, qui je serai. Elle a des hanches admirables. Pourquoi le Seigneur lui a-t-il concédé ces hanches de la perdition qui fouettent mon cœur et l’air d’un appel déchirant ? Ne pouvait-il pas leur remettre à la place quelque bon vieux parchemin sacré ? »

Albert Cohen, Solal

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