Sentence, la note ne convient pas, nous y retournons.
Cinq heures précisément d’adrénaline à haute dose et de caféine à petites
gorgées. Tout y est, j’ai fait des fouilles archéologiques dans la maigre
matière que nous avions. La dernière version de la note part. Je donne les
ultimes conseils sur la stratégie de communication à mon voisin de burlingue.
Je reprends mon ordinateur, mon sac, mon manteau, j’éteins la lumière, je ferme
la porte. Le long du couloir qui mène à l’ascenseur, toute cette agitation a
coulé hors de moi. Ne reste plus que l’essentiel. Embrasser les vikings qui
sont à la maison, aller chercher le petit dernier au portail, profiter de la
soirée, écouter leurs soupirs endormis habiter la maison, commencer le week-end.
2 mars 2013
P'tit pimousse au rapport
Matin gris et froid. Levée au treuil avec pour seul
horizon l’arôme du café frais. Une jupe et une veste car je suis de
représentation. RER, métro, lecture légère et drôle, prenante. Tour de table,
réunion, débat, péroraisons, argumentations, intervention au nom de ma
boutique. Une bise à mon collègue, la chaleur de nos conversations rapides.
Re-métro, RER, bouquin. Et au milieu, ce texto « dépêche-toi ».
Ouais, en même temps, je ne vais pas braquer le conducteur de la rame avec mon
stylo plume pour qu’il ne s’arrête plus avant ma destination. Je cours presque
jusqu’au bureau, croisant sans les voir et encore moins les saluer les
collègues qui partent déjà en week-end. Je pose mon ordinateur, je me connecte,
ce sera indispensable. Je prends connaissance des informations, je prends la
commande. Nous travaillons à deux sur ce dossier, quand trois autres l’explorent
de leur côté. Nous rédigeons la note, elle part, je réponds au téléphone toutes
les quatre minutes.
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