J’ai un peu
la gueule de bois.
Comme en
2002, en allant voter.
La société
dans laquelle je vis a eu du mal à accepter l’avortement, la contraception, l’abolition
de la peine de mort, les immigrés, les pauvres.
La société
dans laquelle je vis n’aime pas les gens qui ne baisent pas comme la majorité.
La société
dans laquelle je vis, je travaille, j’élève mes enfants n’aime pas les gens qui
aiment d’autres gens, mais du même sexe.
Aujourd’hui,
en 2013, dans un pays qui ne va pas si mal, on hurle au droit des enfants
(lesquels ?) pour vomir les homosexuels.
On se
rassemble en grande pompe sur le Champ de Mars pour crier lutter contre l’accès
aux droits d’une partie
d’entre nous.
Et sinon, le
type qui se réchauffe dans les miasmes du métro, il ne vous fait pas hurler ?
Cette femme
que son mari tabasse de contrariété, elle ne vous fait pas
sortir de chez vous pour porter des banderoles ?
Ce gamin qui
arrive à l’école avec ses devoirs péniblement faits le soir dans une sordide
chambre d’hébergement d’urgence, ça ne vous révolte pas ? Il a pourtant un papa et une maman.
La morale est
bourgeoise, petite-bourgeoise, et les couloirs étroits de votre pensée me
donnent la nausée.
La liste est longue, trop longue de tous les choix que nous aurons à regretter : les massacrés de Damas, ceux qui nous tendent la main et que nous ne regardons pas, les chambres vides de nos grandes maisons, vides de ceux que nous n'hébergeons pas, les week-end tristes de ces vieux que nous ne visitons pas, les poches pleines de ces impôts que nous rechignons à payer, le regard désolé de cette femme coiffée d'un joli foulard ramené de Tchétchénie quand la maraichère vous sert avant elle, arrivée longtemps avant vous ...au nom du droit des enfants à être élevés que ne devrions-nous pas nous interdire ?
Morale si peu cohérente : quelques uns croient comme vous au mariage, à cette institution moribonde qui encore se bat pour réunir un jour les familles et les amis. Tendez leur la main avant de déserter votre joli mariage !!!
La liste est longue, trop longue de tous les choix que nous aurons à regretter : les massacrés de Damas, ceux qui nous tendent la main et que nous ne regardons pas, les chambres vides de nos grandes maisons, vides de ceux que nous n'hébergeons pas, les week-end tristes de ces vieux que nous ne visitons pas, les poches pleines de ces impôts que nous rechignons à payer, le regard désolé de cette femme coiffée d'un joli foulard ramené de Tchétchénie quand la maraichère vous sert avant elle, arrivée longtemps avant vous ...au nom du droit des enfants à être élevés que ne devrions-nous pas nous interdire ?
Morale si peu cohérente : quelques uns croient comme vous au mariage, à cette institution moribonde qui encore se bat pour réunir un jour les familles et les amis. Tendez leur la main avant de déserter votre joli mariage !!!
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