27 décembre 2012

Amour filial

Nous n’avons pas beaucoup embêté nos parents, rétrospectivement, mais il fallait ça. Tuer le père et la mère, les voir faillibles, fragiles, imparfaits, humains et les aimer quand même. Le vrai challenge, c’est d’être les parents des enfants que nous avons, sans doute beaucoup plus que de façonner ces enfants-là. Ils ne sont pas nous, donc nous ne pouvons pas rattraper les erreurs que nous avons faites à travers eux. Mais je suis heureuse de ne pas avoir eu de fille. Elle aurait eu à porter tous mes échecs, à les transformer en triomphes. Ma soeur est convaincue qu’une obscure sélection m’a permis de n’avoir que des garçons.

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